Les soupapes de sécurité

Accessoires de chauffage

La soupape de sécurité : protéger le circuit de chauffage contre la surpression

Si un thermostat se bloque ou si le vase d’expansion lâche, la pression d’un circuit de chauffage peut monter dangereusement. La soupape de sécurité s’ouvre alors et libère un peu d’eau pour faire redescendre la pression. Chauffage, bois, solaire, pompe à chaleur ou eau sanitaire : chaque usage a sa soupape. Voici lesquelles choisir et comment les poser.

  • Sept types de soupapes
  • Tarage et pose
  • Organe de sécurité

1Le rôle de la soupape de sécurité

Une chaudière possède plusieurs niveaux de sécurité. Le thermostat de régulation arrête le brûleur à la température voulue ; le thermostat de sécurité le coupe vers 110 °C. Si tout cela échoue, la pression monte : la soupape, réglée en usine, par exemple à 3 bars, s’ouvre et évacue l’eau jusqu’à ce que la pression redescende.

La soupape ne régule rien : elle est le dernier rempart avant la casse.

Soupape de sécurité pour chauffage
Une soupape de chauffage tarée à 3 bars.

2Les types de soupapes

SoupapeUsageÀ savoir
ChauffageTout circuit fermé de chaudière ou de pompe à chaleurTarage courant de 3 bars, parfois avec manomètre intégré
DifférentielleCircuit avec robinets thermostatiques ou vannes de zoneOuvre un passage entre départ et retour quand les radiateurs se ferment, supprime les sifflements
ThermiqueChaudière au bois ou à combustible solideRefroidit la chaudière en évacuant l’eau trop chaude, en complément de la soupape de pression
Haute températureCircuit solaireSupporte le glycol et jusqu’à 160 °C
AntigelPompe à chaleur monobloc, tuyaux extérieursVidange la partie exposée si l’eau descend sous 3 °C
Pression et températureBallon d’eau chaude solaireS’ouvre aussi au-dessus de 90 °C
SanitaireRéseau d’eau chaude, chauffe-eauTarage de 7 bars, souvent intégrée au groupe de sécurité
Schéma de pose d’une soupape différentielle
La soupape différentielle relie le départ et le retour.

3Les règles de pose

  1. Au plus près du générateur, sur le départ, sans vanne entre la chaudière et la soupape.
  2. Un tarage adapté à la pression maximale de l’appareil le plus fragile du circuit.
  3. Une évacuation visible vers un siphon ou un entonnoir, pour repérer une fuite et éviter les brûlures.
  4. Une manœuvre annuelle pour éviter qu’elle ne se bloque avec le calcaire.
Une soupape qui goutte signale presque toujours un problème ailleurs : vase d’expansion dégonflé, pression de remplissage trop élevée ou robinet de remplissage qui fuit. Ne bouchez jamais une soupape.

4Questions fréquentes

Peut-on régler une soupape de sécurité ?

Non, le tarage est fixé en usine. Si elle ne convient plus, on la remplace par une soupape du bon tarage.

Quand changer la soupape ?

Dès qu’elle fuit en permanence malgré une pression normale, ou tous les dix ans environ. Elle coûte 15 à 60 € selon le modèle.

À retenir

  • La soupape protège contre une surpression anormale.
  • 3 bars en chauffage, 7 bars sur un chauffe-eau.
  • Aucune vanne entre le générateur et la soupape.
  • Une soupape qui goutte révèle souvent un vase d’expansion dégonflé.

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