Le gros œuvre d’une maison : fondations, assainissement, soubassement, murs et charpente
Le gros œuvre regroupe tout ce qui fait tenir la maison debout et la met à l’abri : terrassement, fondations, réseaux enterrés, soubassement, murs, planchers, charpente et couverture. Il s’achève avec la mise hors d’eau et hors d’air. C’est l’étape la plus coûteuse et celle qui ne pardonne pas l’à-peu-près.
- Six étapes
- Trois types de soubassement
- Hors d’eau, hors d’air
1Terrassement et fondations
Après l’implantation de la maison par un géomètre, la pelleteuse décape la terre végétale, nivelle la plateforme et creuse les tranchées des fondations et des réseaux. Les fondations transmettent le poids de la maison au sol porteur, sous la profondeur du gel.
Leur type dépend de l’étude de sol : semelles filantes en béton armé dans la plupart des cas, puits ou pieux sur un sol peu porteur, radier sur un terrain argileux ou instable.

2L’assainissement et les réseaux
Les eaux usées de la cuisine, de la salle de bain et des WC rejoignent le tout-à-l’égout quand il existe. Sinon, un assainissement non collectif traite les eaux sur la parcelle : fosse toutes eaux et épandage, filtre compact ou micro-station. Le service public d’assainissement non collectif valide le projet avant le permis, puis contrôle la réalisation.
Les eaux de pluie sont gérées séparément : infiltration sur la parcelle, cuve de récupération ou réseau pluvial selon le règlement local.

3Le soubassement

Dallage sur hérisson
La dalle repose sur un lit de cailloux et un film anti-humidité, avec un isolant dessous. Économique, il demande un terrain plat et sain.

Vide sanitaire
Un espace ventilé de 20 à 60 cm isole la maison de l’humidité du sol et donne accès aux réseaux. Idéal sur terrain en pente ou humide.

Sous-sol
Un niveau enterré pour un garage ou une cave. Le plus cher, il exige un drainage et une étanchéité irréprochables.
4L’élévation des murs
Les murs montent rang par rang en parpaing, brique ou béton cellulaire, ou arrivent préfabriqués pour une ossature bois. Les linteaux au-dessus des ouvertures, les chaînages horizontaux et verticaux en béton armé rigidifient l’ensemble. Le plancher de l’étage, en béton ou en bois, se pose ensuite.
Le choix du matériau est détaillé dans notre guide des matériaux de construction.

5La charpente

Fermettes industrielles
Des triangles de bois assemblés en usine, posés tous les 60 cm environ. Économique et rapide, mais les combles ne sont pas aménageables.

Traditionnelle
Fermes, pannes et chevrons en bois massif, taillés sur mesure. Plus chère, elle libère les combles pour créer des pièces.
6Hors d’eau, hors d’air
La couverture posée, la maison est hors d’eau. Une fois les fenêtres et la porte d’entrée installées, elle est hors d’air : le second œuvre peut commencer à l’abri. Ces deux étapes correspondent souvent à des appels de fonds prévus au contrat.

| Étape du contrat CCMI | Cumul maximal des paiements |
|---|---|
| Ouverture du chantier | 15 % |
| Fondations achevées | 25 % |
| Murs achevés | 40 % |
| Mise hors d’eau | 60 % |
| Cloisons et hors d’air | 75 % |
| Équipements, plomberie, menuiserie, chauffage | 95 % |
7Questions fréquentes
Combien de temps dure le gros œuvre ?
Trois à quatre mois pour une maison maçonnée, souvent moins pour une ossature bois préfabriquée. La météo et les délais de séchage jouent beaucoup.
Vide sanitaire ou dallage : lequel choisir ?
Le vide sanitaire protège mieux de l’humidité et facilite l’accès aux réseaux. Le dallage sur terre-plein coûte moins cher sur un terrain plat et sain.
À retenir
- L’étude de sol fixe le type de fondations.
- Assainissement collectif ou individuel selon le zonage communal.
- Charpente traditionnelle pour des combles aménageables.
- Hors d’eau et hors d’air marquent la fin du gros œuvre.